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Feux de position : quand les allumer en Belgique (guide 2026)

Les feux de position sont les plus discrets de votre voiture, et c’est justement pour cela qu’on les utilise souvent de travers. Certains conducteurs roulent avec eux au crépuscule en pensant « être vus », d’autres les oublient complètement en se garant le long d’une route de campagne sans éclairage. Avec le passage à l’heure d’hiver fin octobre 2026, la nuit tombe avant 18 h en Belgique : c’est la période de l’année où la question des feux de position revient chaque soir.

Dans ce guide, on fait le point sur ce que sont exactement les feux de position, quand ils sont obligatoires selon le code de la route belge en 2026, pourquoi ils ne suffisent jamais pour rouler, ce que vous risquez en cas d’oubli ou d’ampoule grillée, et ce qui va changer avec le nouveau Code de la voie publique attendu au 1er juin 2027. On regarde aussi comment ils fonctionnent sur les Volvo et Polestar récentes, et s’ils pèsent sur la batterie d’une voiture électrique.

Feux de position : définition et rôle

Les feux de position (on dit aussi « veilleuses » ou « lanternes ») sont des feux de faible intensité qui servent uniquement à signaler la présence et la largeur du véhicule. Ils ne sont pas conçus pour éclairer la route.

Concrètement, il s’agit :

  • à l’avant, de deux petits feux blancs (parfois légèrement jaunes sur les anciens véhicules), intégrés aux blocs optiques ;
  • à l’arrière, de deux feux rouges, les mêmes qui restent allumés quand vous roulez en feux de croisement.

Toute voiture immatriculée en Belgique doit en être équipée. Lorsque vous les allumez, l’éclairage de la plaque d’immatriculation arrière s’active en même temps, et sur la plupart des modèles le tableau de bord passe en mode nuit. Un témoin vert, en forme de deux petites lampes dos à dos, s’affiche au combiné d’instruments.

Quand les feux de position sont-ils obligatoires en Belgique ?

Le principe est simple à retenir : les feux de position servent à l’arrêt et au stationnement, pas à la circulation. Selon le code de la route belge actuellement en vigueur, vous devez allumer au minimum un ou deux feux de position à l’avant et un ou deux feux rouges à l’arrière lorsque vous êtes arrêté ou stationné sur la voie publique et que :

  • il fait nuit et il n’y a pas d’éclairage public suffisant pour que votre véhicule soit vu ;
  • la visibilité est réduite à moins d’environ 200 m, même en pleine journée (brouillard, neige, forte pluie, fumée).

En cas de brouillard, de chute de neige ou de forte pluie, vous pouvez utiliser à la place les feux de croisement ou les antibrouillards, mais ce n’est pas imposé.

Les situations typiques

  • Vous déposez quelqu’un le long d’une route de campagne non éclairée, à la tombée de la nuit.
  • Vous attendez dans une rue sombre d’un village, moteur coupé, sur la chaussée.
  • Vous êtes garé sur un accotement en bord de chaussée par temps de brouillard épais.
  • Vous rechargez votre voiture électrique sur une borne installée en bord de route, dans une zone mal éclairée.

Dans une rue où l’éclairage public est continu et suffisant, les feux de position ne sont en pratique pas exigés pour un véhicule correctement stationné. En cas de doute, allumez-les : aucune règle ne vous le reproche, alors qu’un véhicule invisible la nuit est un vrai danger.

Peut-on rouler en feux de position ?

Non. C’est l’erreur la plus répandue. Les feux de position ne sont jamais suffisants pour circuler, que ce soit en ville, au crépuscule ou sous la pluie. Dès que la voiture roule et que l’éclairage est requis (de nuit en toutes circonstances, et de jour dès que la visibilité tombe sous 200 m ou dans un tunnel), ce sont les feux de croisement qui sont obligatoires.

Pourquoi cette confusion ? Parce qu’en ville, avec l’éclairage public, on voit assez bien la route même avec les seules veilleuses. Mais l’enjeu n’est pas seulement de voir : c’est d’être vu de loin, et les feux de position sont trop faibles pour cela. Pour les autres usagers, une voiture en veilleuses de nuit ressemble à une voiture garée, ou à un deux-roues mal éclairé. Les règles précises sur les feux « normaux » sont détaillées dans notre guide sur les feux de croisement.

Feux de position, feux de jour, feux de croisement : les différences

Quatre fonctions d’éclairage cohabitent à l’avant de la plupart des voitures, et c’est ce qui crée les oublis :

  • Feux de position : faible intensité, avant et arrière, pour être vu à l’arrêt.
  • Feux de jour (DRL) : obligatoires sur les voitures neuves homologuées dans l’Union européenne depuis 2011, ils s’allument automatiquement au démarrage. Ils sont plus intenses que les feux de position mais, sur beaucoup de modèles, ils n’allument pas les feux arrière.
  • Feux de croisement : l’éclairage normal pour rouler, avant et arrière, avec un faisceau qui éclaire la route sans éblouir.
  • Feux de route : les « pleins phares », pour les routes non éclairées sans autre usager.

Sur de nombreuses voitures modernes, les feux de jour LED et les feux de position partagent la même signature lumineuse : la bande LED est puissante en mode « jour » et s’atténue en mode « position » quand les feux de croisement s’allument. D’où l’impression, pour le conducteur, que « les phares sont allumés » alors que l’arrière de la voiture reste éteint.

Feux de position et feux de stationnement : ce n’est pas pareil

Beaucoup de voitures proposent aussi des feux de stationnement, qui n’allument les feux de position que d’un seul côté (gauche ou droit), en général via le levier des clignotants contact coupé. L’idée est de signaler une voiture garée le long d’une rue en n’éclairant que le côté exposé à la circulation, ce qui consomme moins.

Ces feux de stationnement ne remplacent les feux de position que dans des cas limités, typiquement pour une voiture garée parallèlement au bord de la chaussée, sans remorque. Hors agglomération et sur les routes rapides, mieux vaut toujours allumer les feux de position des deux côtés.

Oubli ou ampoule grillée : quelles amendes en 2026 ?

En Belgique, rouler avec un feu défectueux, par exemple un feu de position ou un feu arrière grillé, est en règle générale une infraction du premier degré. Depuis le 1er juillet 2026, les perceptions immédiates ont été relevées d’environ 10 % : une infraction du premier degré coûte désormais 64 €. Ne pas signaler un véhicule à l’arrêt ou en stationnement alors que les feux sont obligatoires, ou rouler sans éclairage du tout, peut relever d’un degré supérieur et coûter nettement plus.

Le coût le plus lourd n’est d’ailleurs pas toujours l’amende. En cas d’accrochage de nuit avec une voiture garée sans feux sur une route non éclairée, l’assureur et le juge peuvent retenir une part de responsabilité du conducteur stationné. Une voiture invisible est un obstacle, et c’est exactement ce que la règle cherche à éviter.

Le nouveau Code de la voie publique change-t-il les règles ?

Le code de la route belge de 1975 sera remplacé par le Code de la voie publique, publié au Moniteur belge en 2024. Son entrée en vigueur, initialement prévue au 1er septembre 2026, a été reportée au 1er juin 2027 selon le SPF Mobilité, pour laisser aux Régions, à la police et à la justice le temps de se préparer. D’ici là, ce sont les règles actuelles, décrites plus haut, qui s’appliquent.

Pour l’éclairage des véhicules à l’arrêt, le nouveau texte reformule l’obligation autour d’une visibilité d’environ 100 m et clarifie l’usage des feux de stationnement. Il prévoit aussi des assouplissements pour le stationnement en agglomération. Comme des arrêtés correctifs ont encore été adoptés en 2026, nous mettrons ce guide à jour avec les règles définitives avant l’entrée en vigueur. En pratique, le bon réflexe ne changera pas : sur une route sombre, une voiture arrêtée doit rester visible.

Comment allumer ses feux de position ?

Sur la majorité des voitures, la commande se trouve sur une molette au bout du levier gauche ou sur un bouton rotatif à gauche du volant, avec les positions suivantes :

  • 0 ou « Off » : éclairage éteint (les feux de jour restent actifs moteur allumé) ;
  • symbole des deux petites lampes : feux de position ;
  • AUTO : la voiture gère seule le passage feux de jour, feux de croisement selon la luminosité ;
  • symbole des feux de croisement : feux de croisement forcés.

Contact coupé, certaines voitures laissent les feux de position allumés tant que la commande est sur cette position, avec un signal sonore à l’ouverture de la portière pour vous éviter de vider la batterie. D’autres les coupent automatiquement après un délai.

Volvo et Polestar : comment ça marche ?

Sur les Volvo à molette classique (XC40, XC60, XC90, V60 et consorts), la bague du levier gauche propose les feux de position, la position AUTO et les feux de croisement. Volvo recommande de laisser la commande sur AUTO : la voiture allume les feux de croisement dès que le capteur de luminosité détecte l’obscurité ou l’entrée dans un tunnel. La signature « marteau de Thor » des projecteurs fait office de feux de jour, puis de feux de position quand les feux de croisement prennent le relais.

Sur les modèles plus récents pilotés par l’écran central, comme le Volvo EX30 ou les Polestar, l’essentiel des réglages d’éclairage se fait dans le menu des commandes rapides. Le mode automatique est actif par défaut, et c’est la configuration à garder au quotidien. Pensez simplement à repasser sur « auto » si vous avez forcé les feux de position pour une raison particulière, car le réglage manuel peut rester mémorisé.

Les projecteurs LED adaptatifs de ces voitures relèvent de la même logique que les aides à la conduite décrites dans notre dossier sur la conduite autonome : ils facilitent la vie, mais le conducteur reste responsable de la bonne visibilité de son véhicule.

Feux de position et voiture électrique : impact sur la batterie

Sur une voiture moderne, les feux de position sont à LED et consomment quelques watts seulement. En roulant, leur effet sur l’autonomie est négligeable, sans commune mesure avec le chauffage de l’habitacle en hiver (voir notre guide sur la voiture électrique en hiver).

À l’arrêt, c’est différent. Voiture verrouillée, les feux de position sont alimentés par la batterie 12 V, et non directement par la batterie de traction. La plupart des électriques rechargent régulièrement la 12 V depuis la grosse batterie, mais laisser les veilleuses allumées plusieurs jours sur une voiture ancienne ou thermique peut suffire à la vider, surtout par temps froid. Sur une ancienne voiture à ampoules halogènes, comptez plutôt 10 à 20 W au total : une nuit entière passe en général, un week-end prolongé beaucoup moins.

Ampoule grillée : vérifier et remplacer ses feux de position

Les feux de position s’usent peu, mais une ampoule grillée passe facilement inaperçue puisque vous ne la voyez pas depuis le volant. Le réflexe à prendre :

  • une fois par mois, allumez les feux de position et faites le tour de la voiture ;
  • vérifiez aussi l’éclairage de plaque, souvent oublié et tout aussi verbalisable ;
  • sur une voiture récente, surveillez le message d’alerte « défaut d’éclairage » au tableau de bord.

Sur un modèle à ampoules (souvent des W5W), le remplacement se fait en quelques minutes par l’arrière du bloc optique et coûte quelques euros. Sur les voitures à LED intégrées, comme les Volvo et Polestar récentes, une LED défaillante implique en général le remplacement du module, voire du bloc optique complet : c’est un passage en atelier. N’installez pas de LED non homologuées dans une optique prévue pour une ampoule classique.

Feux de position et contrôle technique

Au contrôle technique belge, tous les feux sont inspectés : fonctionnement, couleur, état des optiques. Un feu de position qui ne s’allume pas, une couleur non conforme (bleutée, par exemple, avec certaines ampoules « look xénon ») ou une optique fissurée peuvent entraîner une remarque, voire une non-conformité. Les voitures électriques passent exactement les mêmes points, comme expliqué dans notre article sur le contrôle technique d’une voiture électrique.

Les bons réflexes cet hiver

  • Laissez la commande d’éclairage sur AUTO, et vérifiez au crépuscule que le témoin des feux de croisement, et pas seulement celui des feux de position, est allumé.
  • Arrêté sur une route non éclairée, même deux minutes : feux de position allumés.
  • Par brouillard épais à l’arrêt, préférez les feux de croisement, et respectez les règles sur les feux antibrouillard.
  • Nettoyez les optiques arrière : boue, sel et neige masquent rapidement des feux déjà peu lumineux.
  • En cas de panne sur la chaussée, ce ne sont pas les feux de position mais les feux de détresse et le triangle qui s’imposent.
  • Par forte pluie, rappelez-vous aussi les réflexes face à l’aquaplaning.

FAQ sur les feux de position

Les feux de position sont-ils obligatoires la nuit en ville ?

Pour rouler, non : ce sont les feux de croisement qui sont obligatoires. Pour un véhicule à l’arrêt ou garé dans une rue où l’éclairage public est suffisant, les feux de position ne sont en pratique pas exigés. Ils le deviennent si la rue est sombre ou si la visibilité est réduite.

Peut-on rouler uniquement avec les feux de position ?

Non. Les feux de position ne sont jamais autorisés comme seul éclairage en circulation lorsque l’éclairage est requis. De nuit, dans un tunnel ou dès que la visibilité tombe sous 200 m, il faut les feux de croisement.

Quelle est l’amende pour un feu de position grillé en 2026 ?

Un feu défectueux relève en règle générale du premier degré, soit une perception immédiate de 64 € depuis le 1er juillet 2026.

Quelle différence entre feux de position et feux de stationnement ?

Les feux de position s’allument des deux côtés, à l’avant et à l’arrière. Les feux de stationnement n’éclairent qu’un seul côté de la voiture, celui exposé à la circulation, pour un véhicule garé parallèlement au bord de la chaussée.

Faut-il allumer ses feux de position en rechargeant sa voiture électrique la nuit ?

Si la borne se trouve sur la chaussée ou en bord de route sans éclairage suffisant, oui, comme pour tout véhicule stationné. Sur un parking ou un emplacement éclairé hors chaussée, ce n’est pas nécessaire.

Les feux de jour comptent-ils comme feux de position ?

Non. Les feux de jour sont faits pour être vu de face en journée, et sur beaucoup de modèles ils n’allument pas l’arrière. Ils ne remplacent ni les feux de position à l’arrêt, ni les feux de croisement en roulant.

Les feux de position peuvent-ils vider la batterie ?

Oui, s’ils restent allumés longtemps voiture coupée. Avec des LED, la consommation est faible mais pas nulle ; avec des ampoules halogènes, un week-end peut suffire à décharger une batterie 12 V fatiguée, surtout en hiver.

Le nouveau code de la route change-t-il les règles des feux de position ?

Le Code de la voie publique, attendu au 1er juin 2027, reformule les règles d’éclairage des véhicules à l’arrêt et clarifie l’usage des feux de stationnement. D’ici là, les règles actuelles restent d’application.

En résumé

Les feux de position servent à être vu à l’arrêt, jamais à rouler. Ils sont obligatoires quand vous êtes arrêté ou stationné sur la voie publique de nuit sans éclairage public suffisant, ou de jour par visibilité inférieure à 200 m. Un feu grillé coûte 64 € depuis juillet 2026, et le nouveau Code de la voie publique précisera ces règles à partir du 1er juin 2027. Avec les soirées qui raccourcissent, prenez deux minutes pour faire le tour de votre voiture, feux allumés. Pour aller plus loin sur la sécurité, consultez aussi notre article sur les radars tronçons et nos conseils sur la pression des pneus avant l’hiver.

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